CHAPITRE 43

Medina l'attendait en face de la maison: elle savait qu'elle finirait par s'en rendre compte. La voiture rouge s'arrêta pour la troisième fois en face du portail. Dohane en descendit un peu écarlate en tendant la main.
Dohane: Merci. Je suis un peu tête en l'air. Bon grouille ou ma mère va encore piquer sa crise.
Medina: Tu t'es bien moquée de moi, hein?
Dohane: Euh...c'est rien j'ai juste oublié mon portable tu sais?
Medina: Arrête maintenant! Je sais que t'as tout dit à Tom à propos d'hier soir.
Dohane: Comment....
Medina: Peu importe! Je me rends compte maintenant que je peux pas te faire confiance.
Dohane: Je peux tout t'expliquer. C'est pas du tout une trahison de ma part.
Medina: CA SUFFIT!!!! J'ai pas envie de t'écouter c'est ridicule: pourquoi avoir prétendu être mon amie.
Dohane: J'essaie de te dire qu'il y a une explication à ce que.........
Medina: En fait t'es bien la petite groupie hautaine et sans jugeotte que j'ai rencontré il y a quelques mois. T'es qu'une idiote!!
Dohane fut aussi surprise que Medina: sa main était partie toute seule. Medina, la tête encore penchée sur le côté, passa une main sur sa joue rougie par la gifle qu'elle venait de recevoir. Elle se tourna vers Dohane qui pleurait à chaudes larmes.
Dohane: C'est ça ton problème: t"écoutes jamais quand on te parle et tu blesses les gens qui t'aiment. Salut!!
Elle lui prit son portable des mains et quitta définitivement la maison.
Medina, restée plantée devant le portail, tenait toujours une main sur sa joue. Elle n'en voulait même pas à son amie pour la gifle. Elle voulait juste comprendre. Comprendre comment en deux jours elle avait pu en arriver là. Tellement d'évênemnts en un si court laps de temps: une célébrité éphémère, une tentative de viol, un coup de foudre, la perte d'une amie.
Elle soupira longuement et se décida à regagner sa chambre. Elle s'allongeait sur son lit au même moment où son portable sonnait.
Medina: J'ai envie de parler à personne!
Elle prit quand même son téléphone pour voir qui voulait encore lui rendre la vie impossible:
Medina: Ju...Julien?....Allo?
Julien: Medina? Est-ce qu'on peut se voir?
Medina: Quand?
Julien: Maintenant! A coté de chez moi sur le banc où on était...
Medina:....samedi soir?
Julien: Exactement! A tout de suite.
Il raccrocha sans autre forme de procès (lol).
Medina passa une veste, mit ses chaussures et se hata de rejoindre la seule personne avec qui elle voulait se retrouver à ce moment-là. Il était déjà sur le banc quand elle arriva.
Julien: Assieds-toi!
Medina: Qu'est-ce que...tu voulais?
Julien: Il faut qu'on discute. J'ai appris quelque chose qui ne risque pas de te plaire.
Medina: Vas-y! Au point où j'en suis. Jette-toi à l'eau....façon de parler.
# Posté le mercredi 26 mars 2008 12:00